Laissez-nous vous présenter notre sur
Rose PRICE, qui nous accorde le privilège de partager ces moments et
nous livre le témoignage bouleversant de sa jeunesse dans les camps
de la mort durant la Seconde Guerre Mondiale.
DACHAU, BERGEN-BELSEN,
Autant de noms à la
triste résonance, mais qui furent cependant la réalité, le quotidien
dramatique d'une adolescente dont la destinée ne laissait présager en
rien, qu'une fois sortie de cet enfer, elle rencontrerait son Sauveur
YECHOUA.
Allait-elle pouvoir
oublier ?
Pourrait-elle seulement pardonner
à ses bourreaux ?
Le Seigneur réserve
parfois à ceux qui ont beaucoup souffert une vertu insoupçonnée et dont
Il est seul à pouvoir nous gratifier: LE PARDON
Aussi, nous vous
invitons à lire ce récit et à ouvrir tout grand vos curs !
Ecoutez plutôt.
"Je suis née dans
une petite ville de Pologne, à Skarzysko-Kamienna.
Là, tout le monde se connaissait.
Nous appelions "goïm" les "étrangers" polonais.
Ma vie s'écoulait heureuse parmi les
miens, bien que connaissant très tôt l'antisémitisme ambiant. On
nous traitait souvent de "sales juifs", ou bien de "meurtriers
de Jésus".
Nous connaissions déjà les insultes,
mais nous ne savions pas dans quel tourbillon de haine nous allions
être broyés.
1939 : J¹avais 10 ans
1/2 lorsque la guerre a été déclarée L'invasion de la Pologne par l'Allemagne
nazie allait nous jeter hors des écoles, et nous obliger à mentionner
sur nos papiers comme sur nos vêtements le nom "Juif".
Notre situation devint de plus en plus angoissante. Entassés dans des
ghettos, des familles entières furent emmenées par des soldats qui portaient
une devise gravée sur la boucle de leur ceinturon : Gott mit uns ! Dieu
est avec nous !
Je me demandais alors où se trouvait
notre Dieu, l'Eternel qui a nourrit le peuple d'Israël durant quarante
années dans le désert ?
Bien qu'ayant souffert par le passé
de nombreux pogroms, nous allions maintenant être déportés par les soldats
d'un peuple qui se disait chrétien, mais qui nous persécutaient, nous
insultaient, nous frappaient, et nous assassinaient au nom de "leur
Christ" ! (Je sais maintenant que ceux qui ont agi ainsi prouvaient
par leurs paroles et leurs actes qu'ils n'appartenaient pas au Messie
de la Bible).
1940 : Dès cette époque,
de nombreuses familles disparurent. Puis vint une proclamation : "Tous
ceux qui iraient travailler dans les usines seraient sauvés".
Ma sur et moi avons accepté
de signer et nous sommes allées à l'usine.
Levées à 4 heures du matin, nous finissions
notre travail lorsque la nuit était déjà tombée. Notre vie était un
cauchemar. Mais ce n'était que le commencement de l'horreur.
Un jour, en sortant de l'usine, nous
avons été dirigées vers une "ville". Vous imaginez deux fillettes
de 11 et 13 ans hurlant : "Nous voulons rentrer à la maison, nous
voulons revoir nos parents !". La seule réponse fut des coups de
fouet. Alors, il nous fallut vite apprendre à nous taire. Au plus
profond de mon cur s'éleva une tempête de révolte.
Notre travail consistait
à fabriquer des bombes. Je n'étais qu'une enfant et cela était extrêmement
pénible et dangereux. Nous recevions des coups de fouet sur le dos et
sur les mains
. Aucun livre, aucun film et aucun discours ne pourra
vous faire comprendre les atrocités que l¹on nous a faites. Chaque jour,
la même routine : atelier, baraque, maigre repas
Et les derniers
arrivés ne mangeaient pas !Les gardiens mettaient chaque jour des groupes
à part et ceux-ci ne revenaient jamais. Une fois, je me suis trouvée
dans l'un de ces groupes ; j'ai eu peur et je me suis mise à pleurer.
Intérieurement je criais mon angoisse pendant que les S.S. nous conduisaient
dans un bois. Des soldats nous ont poussées et d'autres nous tiraient
une balle dans la tête. Certains parsmi nous mouraient sur le coup.
D'autres souffraient longuement avant de mourir dans les fosses communes.
Les S.S. étaient sans pitié.
Je ne voulais pas mourir, et je cherchais
un moyen de m'évader
J'y parvins et je me cachais près des baraquements
un certain temps. Mais les S.S. me retrouvèrent.
LE CAUCHEMAR SE POURSUIT
: DACHAU, BERGEN-BELSEN,
C'est là que ma sur et moi avons
été transférées. Vous auriez du mal à imaginer nos souffrances, les
tortures morales et physiques qu'on nous infligeaient. A 13 et 15 ans,
nous devions rester des heures et des nuits entières dans le froid terrible
de l'hiver. C'était une distraction pour nos gardiens et pour les S.S.
que de nous voir grelotter de froid pendant des heures ! Beaucoup tombaient
et mouraient sous le regard sans pitié de nos bourreaux.
Nous ne pouvions aider personne. Nous
aurions été battues jusqu'à la mort
DACHAU ! Nos souffrances
étaient atroces. On pouvait y lire deux inscriptions : "le travail
libère l'homme" et "Vous avez tué Jésus-Christ, nous aussi
nous vous tuerons !".
Certains d'entre vous commencent à
comprendre maintenant ce que représente , pour beaucoup de juifs, le
nom de Jésus ! Nous avons tant souffert de la part de ceux qui se disent
Lui appartenir.
Un jour on nous a poussé vers un train,
entassé dans un wagon à bestiaux. Pendant la nuit, avec d'autres nous
pu sauter du train et courir à travers champs. Nous n'étions alors qu'à
30 km de Munich ! affamées, épuisées, tremblantes. Mais les Allemands
finirent par nous rattraper et ils nous reconduirent dans des baraquements.
Dehors, les bombardements ne cessaient sur la ville
LA LIBERATION. Puis,
un matin la porte de notre baraque s'ouvrit et un homme entra. Il nous
donna du chocolat en souriant. Je compris que ce n'était pas un Allemand.
Nous étions libérées !
Je vis aussi un soldat porter une
kippa et une étoile de David. C'était un Juif, ce n'était plus un S.S.
! Je me mis alors à sangloter.
En sortant des camps de concentration,
nous avions perdu le goût de vivre.
Tant de parents, d'amis, d'enfants,
de vieillards torturés et humiliés dans des conditions atroces
On nous a nourries,
lavées, habillées, soignées. Nous étions à nouveau des êtres humains,
mais dans quel état ! et quelle révolte dans mon cur. Tant de
membres de notre famille avaient été assassinés ! Je décidai de retourner
chez moi en Pologne, mais je tombai gravement malade et demeurai dans
le coma pendant plusieurs mois. J'avais tout endurer pendant ces 5 longues
années, même une opération du pied sans aucune anesthésie. Ma sur
rescapée resta auprès de moi tout le temps que dura ma maladie. Finalement,
je choisis de partir aux Etats-Unis.
Pendant 5 ans je ne
permis à personne de me parler de Dieu ! J'entendais dire que Dieu nous
aimait, qu'Israël était Son peuple. Je répondais : "Qu'est-ce que
cela peut me faire ? Où était donc ce Dieu dont vous me parlez, pendant
ces 5 années de terreur et de mort ?"
Mais je Lui demandais
: "Transforme ma mémoire, donne-moi 5 années d'amnésie. Je ne veux
plus me rappeler, ni me réveiller en pleine nuit en revivant ces choses
atroces dans mes rêves. Ne plus me souvenir !
Une nouvelle vie commença
pour moi lorsque je rencontrai mon mari, Charlie, déjà père de deux
enfants. Nous eûmes deux filles. Comment aurais-je pu espérer une chose
pareille ?
A Philadelphie où nous résidions,
beaucoup de familles juives étaient réunies dans ce que l'on appelait
"la petite Jérusalem".
Bien que n'étant pas religieuse, socialement
j'étais juive et je décidai d'instruire mes enfants dans une la tradition
(école juive, bat-mitzva, célébration des fêtes
).
Bien qu'étant très active au sein
de la communauté, mon cur et mon âme n'étaient cependant pas en
paix
UNE VIOLENTE TEMPETE.
Un jour, alors que je me reposais,
une de nos deux filles vint me dire : "Maman, j'ai fait une merveilleuse
découverte : JESUS est notre Messie, le Messie d'Israël! Son Nom hébreu
se prononce YECHOUA HAMACHIAH."
J'ai cru que mon cur et ma tête
allaient éclater, je lui ai hurlé de se taire ! J'avais tellement souffert
dans mon enfance en Pologne, puis dans les camps de concentration
allemands. Comment accepter que Jésus soit notre Messie ! Ce passé était
trop horrible, et voilà ce que ma fille était en train de me dire. Je
me suis levée et je l'ai secouée en lui disant : "Tu as trois jours
pour t'ôter cela de la tête. Si tu persistes dans cette idée, tu n'es
plus notre fille, tu nous a trahis
" Comme elle persistait
toujours à croire cela, je lui ai dit : "Tu vas quitter cette maison,
tu n'es plus ma fille." Puis je courus parler au rabbin qui soutint
ma position, pensant lui aussi qu'elle avait renié, peuple, famille
et passé.
Alors ma fille quitta
la maison. Je l'aimais tant, je voulais savoir ce qui lui arriverait.
Aussi, mon mari et moi nous l'avons suivie. Nous l'avons retrouvée avec
des amis qui priaient et adoraient l'ETERNEL, le Dieu de nos pères
et se réjouissaient de Sa bonté et de Sa délivrance.
Mon époux, bouleversé, comprit à ce
moment-là que Jésus était bien le Messie annoncé par Moïse et par tous
nos prophètes. Notre fille revint avec nous. Ils étaient désormais deux
à croire en ce Jésus ! Leurs tentatives pour me convaincre furent vaines
un certain temps. Mais ils ne se découragèrent pas. Je trouvais à mon
intention des versets bibliques, des notes, une Bible, une Nouvelle
Alliance : je jetais tout cela par la fenêtre. Eux, étaient toujours
aimables. Ma fille, alors que ce n'était pas dans ses habitudes, se
mit à m'aider dans le ménage, à ranger soigneusement ses affaires, à
faire son lit, accomplissant des tâches ingrates avec le sourire.
Avec étonnement j'observais ce changement,
me demandant combien de temps cela allait durer
et cela dura
Malgré ma connaissance
des traditions juives, je ne connaissais pratiquement rien de la Bible.
Mon mari et ma fille me firent découvrir dans le Tanah plusieurs
passages qu'ils avaient soulignés :Deutéronome 18 : 16-18 ; Psaume 2
et 22 ; Esaïe 9 : 5 ; Michée 5 : 1.
Je posais une foule de questions à
mon rabbin
mais en vain.
Alors je me mis à lire moi-même la
Bible. Progressivement, je compris la richesse de l'Amour du Dieu de
nos pères, notamment au chapitre 53 du prophète Esaïe :"Mais qui
a cru à ce qui nous était annoncé ?
Il s'est livré Lui-même à
la mort
et Il a intercédé en faveur des coupables. Le châtiment
qui nous donne la paix est tombé sur Lui".
ROCH-HACHANAH
: (LE NOUVEL AN JUIF)
Un matin de Roch-hachanah, mon mari
fut terrassé par une grave crise cardiaque. On l'emmena d'urgence à
l'hôpital. Alors que je traversais ce dramatique événement, plusieurs
dans la communauté me firent comprendre que cela lui arrivait parce
qu'il croyait au Messie Jésus. Cela était sûrement un châtiment venu
d'en-haut !
Triste, je retournai vers mon mari
qui me fit cette demande : "Rose, va vite avertir l'Assemblée Messianique
de ce qui m'est arrivé !". C'est ainsi qu'ils prièrent durant 5
jours pour Charlie, et non seulement eux, mais toutes les autres Assemblées
. Et mon mari put revenir à la maison, il était guéri ! Les médecins
étaient stupéfaits. Lui et ma fille me citèrent le prophète Esaïe 53
: 5 : "C'est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris
"
OSER INTERROGER NOTRE
DIEU !
Un homme riche près de Philadelphie
donna un grand dîner pour son anniversaire. C'était un Juif Messianique
et je me dis :"Il y aura un excellent repas, certes, mais au dessert,
il nous parlera sûrement du Messie !" Je décidai quand même d'y
aller et fus surprise de trouver un homme simple et chaleureux qui me
présenta toute sa famille. Puis, un avocat se leva et donna son témoignage.
Je me disais :"C'est un traître, il a trahi le peuple juif. Je
vais quitter ce repas et faire un scandale." Une amie qui comprit
ce qui se passait en moi, m'emmena à l'écart et me dit : "Rose,
cesse de lutter, de te révolter, mais prie. Demande à Dieu, le Dieu
de nos pères, de te révéler ce que nous affirmons au sujet de Yechoua
: Si c'est la vérité ou bien un mensonge. Ose L'interroger et Il te
répondra."
Alors, j'ai fermé les yeux en tremblant
et j'ai dit : "Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, si tout cela
est vrai, si Yechoua est Ton Fils, alors je veux qu'Il vienne habiter
dans mon cur comme Seigneur et je Le servirai. Il sera mon Messie,
mon Goël, mon Sauveur et mon Maître."
C'est de cette manière que le Messie
entra dans mon cur et dans ma vie.
Il y eut cependant encore
bien des combats, terribles et violents, car le passé était douloureux
et amer. Je devais apprendre à pardonner tout le mal qui m'avait été
fait, comme Dieu nous a pardonnés
RENCONTRE AVEC LE PASSE
:
Je me trouvais, il y a quelques années,
à un Congrès de Juifs Messianiques à Messiah's College. Je me reposais,
lorsque tout à coup je sursautai. Quelqu'un près de moi m'adressa la
parole en allemand et me demanda un renseignement. Je me raidissai en
écoutant cette langue que je n'avais plus parlée depuis 1945, et qui
me rappelait tant de souvenirs pénibles. Je le renseignai quand même,
et me demandais franchement : "Qu'est-il venu faire ici cet Allemand
? Pourquoi veut-il rencontrer des Juifs Messianiques ?"
Un peu plus tard, l'Allemand était
encore là ! Le comble de tout, c'est qu'il se mit à prier au milieu
de nous tous, à voix haute, disant : "Dieu d'Abraham, d'Isaac et
de Jacob, Dieu du Messie Jésus, enseigne à mes frères et à mes surs
à pardonner tout le mal que nous leur avons fait."
Cela faisait plus de
huit ans que j'avais ouvert ma vie et mon cur au Messie, mais
il y avait au fond de moi un endroit fermé, et je ne permettais à personne
d'y pénétrer
pas même au Seigneur !
En entendant cet Allemand
prier, je dus m'asseoir tant l'émotion était violente. Je luttais avec
Dieu, je ne voulais pas que la lumière pénètre dans cette partie de
mon passé. Je résistais pied à pied. Il y avait eu trop de souffrances,
trop de larmes, trop d'humiliations, trop de morts ... J'avais accepté
que Dieu me pardonne mais je refusais de pardonner cela. Puis, je cessai
de lutter et je dis à Dieu, mon Sauveur : "Toi seul, par Ton Esprit,
Tu peux m'accorder d'aimer mes ennemis, de bénir ceux qui m'ont maudite,
de faire du bien à ceux qui m'ont haïe. Toi seul, Messie d'Israël, Tu
peux faire que je prie pour ceux qui nous ont maltraités si cruellement.
Je veux être la fille de mon Père qui est dans les cieux"
(Matthieu 5 : 44-45 ; Luc 6 : 27-28)
Alors qu'il continuait
à prier je disais dans mon cur : "Seigneur, pardonne-moi
de ne pas lui avoir pardonné jusqu'à ce jour
". Puis, je
me suis approchée de cet homme, j'ai prié avec lui et j'ai été délivrée,
libérée d'un lourd fardeau qui écrasait ma vie.
Par la puissance et la bonté de Dieu,
j'ai été purifiée de mon chagrin et de l'amertume
DIEU SOIT BENI :
C'est pourquoi, je voudrais dire à
l'attention de tous ceux qui comme moi, ont connu de grandes souffrances
: "Cessez de lutter avec vos seules forces, ne cherchez plus à
vivre avec ce fardeau qui vous écrase
mais venez avec confiance
à Celui qui dit aux enfants d'Israël, comme aux habitants de toutes
les Nations : "Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et découragés
parce que vous ployez sous un lourd fardeau. Venez à Moi, dit le Messie.
Car Je suis doux et humble de cur, Je donnerai du repos à vos
âmes." (Matthieu 11 : 28 30)
Je voudrais vous parler de beaucoup
d¹autres miracles que le Seigneur a faits dans ma vie.
Venez écouter la parole du Seigneur
afin qu¹Il accomplisse un miracle en vous.
Aujourd'hui, prenez
une Bible et découvrez le plan de Dieu à travers la vie de nos ancêtres.
Et comme moi, vous saurez combien Dieu vous aime et qu'Il veut vous
sauver.
Rose Price


Vous pouvez contacter
Rose Price sur le site : www.rosepriceministries.org

Alliance
Francophone des Juifs Messianiques
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